index

La réponse en bref

En 1998, Marvel réunit ses quatre séries Spider-Man autour d'un rituel, les Rites des Cinq. Cinq volontaires, cinq pièces, cinq dons tirés au hasard : pouvoir, connaissance, immortalité, folie et mort. Norman Osborn voulait le pouvoir, il a reçu la folie sans le comprendre. Mattie Franklin, elle, repart avec le pouvoir.

Pourquoi Marvel a monté ce crossover à l'été 1998

À la fin des années 1990, quatre mensuels Spider-Man paraissent en parallèle chez Marvel : Amazing, Spider-Man, Spectacular et Sensational. À l'été 1998, l'éditeur les fait converger vers une même histoire pendant neuf semaines. Ralph Macchio les supervise, Bob Harras occupe la rédaction en chef. Le résultat porte deux noms, « The Gathering of Five » puis « The Final Chapter », et tient une place à part parmi les grands arcs narratifs du Tisseur.

L'intention n'est pas seulement narrative. Le crossover sert à faire le ménage dans la ligne. Sensational Spider-Man s'arrête au #33 et Spectacular Spider-Man au #263 : les deux séries sont annulées. Amazing Spider-Man s'arrête au #441 et Spider-Man au #98, mais ces deux-là repartent d'un nouveau numéro 1 en janvier 1999. Cette renumérotation est imposée par le rédacteur en chef. La fin de l'histoire et celle d'une époque tombent le même mois.

En parallèle, Marvel lance Spider-Man: Chapter One, signé John Byrne, dont le #1 est daté décembre 1998. La série réécrit les origines du personnage à la manière du Man of Steel livré par Byrne chez DC. L'accueil est mauvais, le projet vite mis de côté. La maison cherche une porte de sortie et en essaie plusieurs à la fois. Les couvertures de cette période circulent encore, en posters de comics comme en rééditions.

Poster Comics Spider-Man en Combat

Poster Comics Spider-Man en Combat

Le poster reprend la couverture d'Amazing Spider-Man #200 : le Tisseur bondit vers le cambrioleur, avec le bandeau DOUBLE THE SIZE, le logo Marvel Comics Group et le prix d'époque de 75 cents en haut à gauche. Pour qui aime les numéros repères.

Voir le produit — à partir de 19,90 €

Le vrai point de friction se trouve ailleurs. Le crossover ramène Tante May, morte trois ans plus tôt au sommet de la Clone Saga, dans Amazing Spider-Man #400. Pour une partie des lecteurs, ce retour efface l'une des rares morts que la série avait assumées. La Clone Saga avait déjà mis les nerfs à l'épreuve avec Ben Reilly, le clone de Peter Parker ; annuler la mort de May par-dessus, cela faisait beaucoup.

Les neuf numéros, dans l'ordre de lecture

L'ordre de lecture n'est pas une reconstitution de fan : il est imprimé sur les pages. Chaque épisode porte son rang dans son titre, de « Part One » à « Part Five » pour le premier arc, puis de « Part 1 of 4 » à « Part 4 of 4 » pour le second. Aucune marge d'erreur, donc. Le rythme est hebdomadaire, du 5 août au 30 septembre 1998.

Les dates de couverture avancent d'un cran sur les dates de vente, comme c'était l'usage. Concrètement, un numéro mis en vente en août 1998 porte octobre 1998 sur sa couverture. Les quatre premières parties de « The Gathering of Five » sont datées octobre 1998 ; tout le reste porte novembre 1998. Sur le tout dernier numéro, les bases de données ne s'accordent pas, novembre restant la date la plus solide.

Partie Série et numéro En vente Date de couverture
1/5 Sensational Spider-Man #32 5 août 1998 Octobre 1998
2/5 Amazing Spider-Man #440 12 août 1998 Octobre 1998
3/5 Spider-Man #96 19 août 1998 Octobre 1998
4/5 Spectacular Spider-Man #262 26 août 1998 Octobre 1998
5/5 Sensational Spider-Man #33 2 septembre 1998 Novembre 1998
1/4 Amazing Spider-Man #441 9 septembre 1998 Novembre 1998
2/4 Spider-Man #97 16 septembre 1998 Novembre 1998
3/4 Spectacular Spider-Man #263 23 septembre 1998 Novembre 1998
4/4 Spider-Man #98 30 septembre 1998 Novembre 1998

Les équipes changent d'un titre à l'autre. Todd DeZago signe les deux épisodes de Sensational. Howard Mackie signe Spider-Man #96, #97 et #98 ainsi que Spectacular #263. Pour Amazing #440 et #441, les bases de crédits donnent John Byrne, tandis qu'une source très reprise attribue la série à Mackie : le point n'est pas tranché. Au dessin se croisent Joe Bennett, Rafael Kayanan, Norman Felchle, Luke Ross et John Romita Jr. : cinq traits pour une seule histoire, d'où les ruptures visuelles d'un numéro à l'autre.

Dernier repère avant d'entrer dans l'histoire, et il évite bien des recherches inutiles : la troisième série, lancée en 1990 sous le titre Spider-Man, affiche Peter Parker: Spider-Man en couverture à partir du #75, alors que la mention légale reste « Spider-Man » jusqu'au #98. C'est pourquoi vous trouverez les numéros #96 à #98 référencés sous deux noms différents selon les catalogues et les sites de vente.

Les Rites des Cinq : quatre pierres et un fuseau

Le rituel porte un nom dans l'histoire : « the Rites of the Five », les Rites des Cinq. C'est Hamilton Cromwell, Maegis du cinquième degré de la Technomancer Agency, qui l'explique à Norman Osborn dans Sensational Spider-Man #32. Cromwell n'a rien d'un enthousiaste : il prévient son interlocuteur que tenter les Rites des Cinq relève de la folie pure. L'avertissement tombe dès l'ouverture de l'arc, et Osborn n'en tient aucun compte.

L'objet du rituel est souvent mal résumé. La plupart des synthèses parlent de cinq fragments identiques. Le premier épisode est plus précis : quatre pierres et un fuseau. Réunir les quatre pierres ne suffit pas, le fuseau sert à capter l'énergie mystique. Cinq pièces au total, une par participant, mais la cinquième n'a pas la même fonction. Le fuseau avait disparu à Istanbul au XIIe siècle, et Osborn annonce l'avoir retrouvé.

Deuxième règle, et elle compte : chaque participant doit venir volontairement. Morris Maxwell le précise dans Amazing Spider-Man #440. Personne n'est traîné de force autour de la table, ce qui écarte l'idée d'un rituel imposé à des victimes. Maxwell prévient aussi Osborn qu'il risque la folie ou la mort. Le milliardaire est donc averti deux fois, par deux personnes différentes, avant de poser sa pièce. Rien ne lui a été caché.

Ce que l'arc ne dit jamais

Les comics ne donnent ni l'origine des cinq pièces, ni leur âge, ni le nom de l'entité qui distribue les dons, ni la raison pour laquelle ils sont d'abord mal perçus. Les incantations elles-mêmes restent hors champ. Le rituel fonctionne comme un mécanisme, jamais comme une mythologie expliquée.

Cette mécanique mystique détonne dans une série qui carbure à la science bancale. Le Bouffon Vert est né d'une formule chimique, pas d'une incantation : le savant Mendel Stromm traîne derrière cette origine, et le personnage du Bouffon Vert s'est construit sur un laboratoire. Ici, on bascule vers les forces mystiques de l'univers Spider-Man. Ce goût pour les reliques et les symboles se retrouve dans les décorations Spider-Man que l'on accroche chez soi.

Cinq dons tirés au hasard, trois bénédictions, deux malédictions

Les cinq dons sont annoncés sans détour : le pouvoir, la connaissance, l'immortalité, la folie et la mort. Trois bénédictions, deux malédictions. Morris Maxwell rappelle le partage juste avant la cérémonie, dans Amazing Spider-Man #441 : trois participants obtiendront le pouvoir, l'immortalité ou la connaissance, les deux autres recevront la folie ou la mort. Personne ne choisit. Le tirage est aléatoire, et c'est exactement ce qui rend la scène tendue.

Le piège se trouve ailleurs, et il est bien construit. Les dons ne ressemblent pas à ce qu'ils sont au moment où ils tombent. Ce qui a l'air d'être la folie est la connaissance. Ce qui a l'air d'être le pouvoir est la folie. Et la mort prend le visage de l'immortalité. Maxwell prévient les participants : ces pouvoirs ne seront pas ceux qu'ils espèrent. Chacun ressort avec une lecture fausse de ce qu'il a reçu.

LE TIRAGE

Aucun participant ne choisit son don. Les cinq dons sont distribués au hasard entre les cinq porteurs de pièces.

TROIS ET DEUX

Trois bénédictions, le pouvoir, l'immortalité et la connaissance. Deux malédictions, la folie et la mort. Maxwell énonce le partage avant la cérémonie.

LA FAUSSE LECTURE

Chacun se méprend sur ce qu'il reçoit. La connaissance passe pour de la folie, la folie pour du pouvoir, la mort pour de l'immortalité.

L'idée n'est pas neuve, mais elle est rarement traitée aussi frontalement. L'obsession de l'immortalité avait déjà porté un vilain entier : Silvermane, le parrain cybernétique de la Maggia, en a fait le moteur de sa carrière. À l'inverse, quand Peter hérite d'une puissance venue d'ailleurs dans l'épisode cosmique de l'Uni-Power, il finit par la rendre. Les participants des Rites, eux, subissent leur don sans pouvoir le rendre, compris ou non.

Une précision utile : les dons réels ne sont pas tous révélés dans l'arc. Seul le cas d'Osborn y est tranché. Pour les quatre autres, il faut attendre les premiers numéros de la relance de 1999. Les lecteurs de l'époque sont restés des mois avec une répartition floue, d'où une partie des confusions qui circulent encore. Raison de plus pour lire l'arc et sa suite d'affilée, un plaid Spider-Man sur les genoux.

Norman Osborn : il voulait le pouvoir, il a reçu la folie

Ce que cherche Osborn n'a jamais été ambigu : il veut le pouvoir. Le crossover démarre en amont, dans Peter Parker: Spider-Man #95. Après avoir survécu à une tentative d'assassinat signée Nitro, il passe un appel : il est temps de procéder au rassemblement des cinq. Ses informations sur le rituel et sur l'artefact principal viennent de son passage dans la Cabale des Scriers, loin des laboratoires d'Oscorp Industries où s'écrit d'habitude sa vilenie.

Sur la planche, dans Amazing Spider-Man #441, il referme le rituel. Juste avant la cérémonie, il surprend Mattie Franklin en train de lire un magazine consacré à Spider-Man et s'emporte : le détail dit tout de son obsession. Quand vient son tour, il pose sa pièce et croit avoir reçu le pouvoir. La formulation compte, car une version fausse circule : non, il ne pense pas tenir la connaissance. Il vient de recevoir la folie.

Figurine Jouet Spider-Man - Le Bouffon Vert

Figurine Jouet Spider-Man - Le Bouffon Vert

Figurine articulée du Bouffon Vert : combinaison violette, peau verte, sacoche en bandoulière et bombe citrouille orange dans la main levée. Trois vues montrent le socle et la boîte GREEN GOBLIN marquée 6+. De quoi poser le vilain de l'arc sur une étagère.

Voir le produit — 29,90 €

La suite le montre sans détour. Osborn menace le monde avec des bombes génétiques, déclenchables par un dispositif implanté dans le crâne de Tante May. Puis il hallucine sa victoire : il croit avoir démasqué et tué Peter Parker au Daily Bugle, alors que Peter le bat sans difficulté. Le lecteur de 1998 n'a jamais vu cette confrontation, montrée en 2000 seulement, dans Revenge of the Green Goblin #1.

Ce rituel installe la version d'Osborn que la décennie suivante va exploiter. Sa folie est révélée dans l'un des deux derniers épisodes. Repris à la police par ses hommes de main, il tente ensuite de faire de Peter son héritier, en 2000. Les arcs comme Dark Reign et Go Down Swinging prolongent ce personnage-là. Sa place parmi les vilains emblématiques du Tisseur se joue ici, et sa dérive symbiotique renvoie aux figurines Venom et Carnage.

Les quatre autres autour de la table

Cassandra Webb, que les lecteurs connaissent sous le nom de Madame Web, arrive au rituel dans un état critique. Aveugle de naissance, atteinte d'une myasthénie grave, elle vit sous assistance respiratoire. Son motif : sans l'immortalité, elle mourra bientôt. Pour obtenir sa pièce, elle demande à Spider-Man de récupérer un artefact sans lui dire ce que c'est. Il s'exécute sans savoir qu'il alimente le rituel d'Osborn.

Elle pose son fragment la première et s'effondre : toute la table croit qu'elle reçoit la mort. C'était l'immortalité, et l'effet se voit d'abord sur son corps — elle rajeunit. Le rituel lui rend donc ce qu'elle était venue chercher, sans que personne s'en doute. La suite est moins nette : les sources elles-mêmes restent prudentes sur ce qu'il reste de son immortalité des années plus tard.

Mattie Franklin, elle, n'aurait jamais dû se trouver là. À 15 ans, fille de l'homme d'affaires Jerry Franklin, elle surprend la conversation téléphonique entre son père et Osborn. Elle juge son père trop timoré, récupère l'artefact et prend sa place. Osborn attend le père à LaGuardia et voit arriver une adolescente, la pierre dans une mallette. Maxwell s'inquiète de la voir participer, elle insiste. Quand elle pose sa pièce, elle ne ressent qu'un picotement.

Ce picotement, c'était le pouvoir : force estimée autour de dix tonnes, vitesse, réflexes, résistance limitée, et surtout le vol. Pendant la disparition de Peter, elle se fait passer pour Spider-Man dans un costume ajusté à sa taille, et c'est parce qu'elle vole au lieu de sauter qu'il tique. Elle porte le même symbole que lui, comme les lecteurs qui préfèrent un t-shirt Spider-Man au costume. Les porteurs du masque ne se valent pas, mais elle compte.

Participant Ce que la scène laisse croire Don réel Où le don est nommé
Cassandra Webb Elle s'effondre, on croit à la mort Immortalité Amazing Spider-Man vol. 2 #6
Mattie Franklin Un simple picotement Pouvoir Amazing Spider-Man vol. 2 #1
Gregory Herd Une puissance qui le traverse Mort Amazing Spider-Man vol. 2 #3
Morris Maxwell Il hurle et convulse, on croit à la folie Connaissance Amazing Spider-Man vol. 2 #3
Norman Osborn Il croit tenir le pouvoir Folie Spider-Man #97 ou #98

Restent deux hommes que l'on oublie souvent. Gregory Herd, alias Override, sent une puissance le traverser en posant sa pièce : il se trompe, c'est la mort qu'il reçoit. Morris Maxwell, lui, hurle, l'esprit submergé, et s'effondre en convulsions. Tout le monde croit à la folie, c'était la connaissance. Ces deux-là referment la démonstration : personne ne sait ce qu'il tient. L'univers du Tisseur est plein de ces seconds rôles décisifs.

The Final Chapter : Tante May, les bombes et le costume brûlé

Le basculement se produit une fois le rituel accompli. Osborn passe à l'attaque, et l'arc lâche sa révélation la plus lourde : la Tante May morte dans Amazing Spider-Man #400 n'était pas Tante May. C'était une actrice, coachée par Osborn et modifiée avec l'ADN de May. La vraie May était séquestrée à la loge de chasse des Osborn. Trois ans de deuil, annulés en quelques pages. Marvel n'a jamais fait cela avec la mort de Gwen Stacy, restée définitive.

L'information arrive à Mary Jane autrement. Alison Mongrain, mortellement blessée par le Molten Man, a le temps de lui dire que May est vivante. Au passage, une confusion tenace : le Molten Man n'est pas le cinquième participant. C'est un instrument d'Osborn, doté d'un implant cérébral pour traquer Mongrain. Il ne porte aucun fragment et n'entre jamais dans la cérémonie. Les morts et les fausses morts sont une spécialité de la série.

La fin est d'une brutalité calme. Peter annonce à Mary Jane qu'il arrête d'être Spider-Man et brûle son costume. Sur le dispositif logé dans le crâne de May, les sources divergent : selon l'une, Reed Richards le répare et le laisse en place pour ne pas déclencher les bombes ; selon l'autre, le déclencheur est retiré. À prendre au conditionnel. Le couple Peter et Mary Jane sort de l'arc sans masque, pour quelques mois seulement.

Les affirmations fausses qui circulent sur cet arc

  • Le Molten Man, cinquième participant Il ne porte aucune pièce du rituel. Osborn l'utilise comme pantin, via un implant cérébral, pour traquer Mongrain.
  • Osborn espérait la connaissance Les sources qui décrivent la scène disent l'inverse : il croit tenir le pouvoir. C'est la folie qu'il emporte.
  • Madame Web a reçu la mort Elle s'effondre la première et toute la table le croit. Le don réel, l'immortalité, est révélé bien plus tard.
  • Cinq pierres identiques Le premier épisode décrit quatre pierres et un fuseau qui capte l'énergie. Cinq pièces, mais pas cinq objets semblables.
  • Osborn tue Peter Parker Osborn hallucine sa victoire au Daily Bugle. Peter le bat, et la vraie scène n'est montrée que deux ans plus tard.

Ce final avait failli être tout autre. Tom DeFalco, parti peu avant, avait prévu que Kaine rende aux Parker leur fille, May, piste devenue le point de départ de l'univers MC2. Ce sont Mackie et Byrne qui ont imposé le retour de la Tante May âgée. Le bûcher du costume figure parmi les moments les plus durs de la série, et cette période a surtout laissé le Bouffon Vert, décliné des mugs Spider-Man aux affiches encadrées.

Comment lire l'arc aujourd'hui

L'arc existe en recueil, sous le titre Spider-Man: The Gathering of Five. Si vous passez par les numéros d'origine, tenez-vous à l'ordre imprimé : Sensational #32, Amazing #440, Spider-Man #96, Spectacular #262, Sensational #33, puis Amazing #441, Spider-Man #97, Spectacular #263 et Spider-Man #98. Lire « The Final Chapter » seul n'a aucun intérêt : la conclusion ne tient que par le rituel qui la précède.

Deuxième conseil : enchaînez sur la relance de janvier 1999. Amazing Spider-Man volume 2 #1 est écrit par Howard Mackie, dessiné par John Byrne et encré par Scott Hanna ; Peter Parker: Spider-Man volume 2 #1 réunit Mackie et John Romita Jr. C'est là que Mattie Franklin se fait passer pour Spider-Man, et là que les dons réels sont nommés. Sans cette suite, l'énigme reste entière.

Troisième point, plus honnête : cet arc n'est pas un chef-d'œuvre. Le rituel est bien posé, l'idée du don mal compris est excellente, mais l'exécution reste discutée, surtout à cause de la résurrection de Tante May. C'est un arc charnière, pas un sommet. Les lecteurs qui aiment les récits clivants retrouveront la même discussion autour de Sins Past, que le fandom francophone n'a jamais digéré non plus.

Affiche Spider-Man Retro Comics BD

Affiche Spider-Man Retro Comics BD

Sur la photo, l'affiche est encadrée de noir sur un mur de briques blanches : Spider-Man saute vers le lecteur, jambes repliées, sur un fond de cases de comics jaunies avec bulles et onomatopées. Le cadre relève de la mise en scène.

Voir le produit — à partir de 22,90 €

Reste une bonne raison de le lire : il explique l'Osborn des années suivantes et il fait entrer Mattie Franklin dans la mythologie. Si vous constituez une bibliothèque, cet arc se range avec les tournants, pas avec les curiosités. Et si vous cherchez quoi offrir à un lecteur qui possède déjà les recueils, le guide des produits dérivés et les idées cadeaux Spider-Man évitent le doublon.

Ce qu'il faut retenir

« The Gathering of Five » et « The Final Chapter » forment un seul bloc de neuf numéros, publié du 5 août au 30 septembre 1998 sur les quatre mensuels Spider-Man. Cinq volontaires, cinq pièces, cinq dons distribués au hasard : le pouvoir, la connaissance, l'immortalité, la folie et la mort. Trois bénédictions, deux malédictions, et une règle qui fait tout le sel de l'arc : personne ne comprend ce qu'il reçoit.

Au bout du compte, Mattie Franklin repart avec le pouvoir, Morris Maxwell avec la connaissance, Cassandra Webb avec l'immortalité, Gregory Herd avec la mort et Norman Osborn avec la folie. Osborn voulait le pouvoir et a passé les années suivantes à agir comme s'il l'avait obtenu. Les bombes génétiques et l'hallucination du Daily Bugle découlent de cette erreur de lecture. Les ennemis les plus puissants du Tisseur ne sont pas toujours les mieux armés.

Deux réserves pour finir, parce qu'elles reviennent dans toutes les discussions. Le Molten Man n'est pas le cinquième participant, et la répartition des dons ne se lit correctement qu'après coup, une fois la relance entamée. Si vous croisez un résumé qui donne la connaissance à Osborn ou la mort à Madame Web, vous savez désormais qu'il inverse les deux fausses lectures de la cérémonie.

Retenez trois choses. L'arc se lit dans l'ordre imprimé sur les couvertures, de Sensational Spider-Man #32 à Spider-Man #98, un numéro par semaine à l'été 1998. Les dons sont tirés au hasard et mal compris par ceux qui les reçoivent : Osborn croit tenir le pouvoir, il tient la folie. Et la réponse complète se trouve dans la relance de janvier 1999, où chaque don est enfin nommé.

Dejar un comentario

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Por favor tenga en cuenta que los comentarios deben ser aprobados antes de ser publicados

🕸️ Continúa explorando el universo de Spider-Man